L’écriture anthropologique, ou le marketing des idées

Louis Gilbert

Résumé

La publication scientifique de textes anthropologiques répond habituellement à des objectifs de diffusion de résultats ou d’idées afin de les rendre disponibles à l’entière communauté scientifique. Toutefois, le processus de publication implique également des considérations non-scientifiques qui permettent de l’associer avec un certain marketing des idées. Cet article propose ainsi une réflexion dans cette voie, en considérant deux aspects particuliers des publications en archéologie : les titres et les débats. Les titres sont considérés comme la première apparence d’une publication, et vise ainsi, comme la publicité, à attirer les lecteurs. Les débats par articles interposés, quant à eux, peuvent être considérés comme un service après-vente, où l’argumentation des idées publiées laisse parfois la place à des attaques contre la crédibilité des auteurs qui les ont publiées. Cette façon de considérer la littérature anthropologique permet de se questionner sur l’impact des artifices littéraires (ou « commerciaux ») sur la qualité des publications, et sur la relation entre contenu et contenant.

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