The Limits of “Radical Democracy”: A Gender Analysis of “Anarchist” Activist Collectives in Montreal

Erica Lagalisse (McGill University)

Résumé

Basé sur une ethnographie de collectifs anarchistes de Montréal, cet article montre comment, malgré un engagement théorique envers la « démocratie radicale » et l’égalitarisme, une division du travail, des discours et des priorités axées sur le genre traversent l’organisation de ces groupes. L’activisme anarchiste contemporain est une synthèse des critiques de l’État formulées par les mouvements anarchistes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle et des formes d’organisation anti-autoritaire prônées par les mouvements féministes des années 1970s et 1980s (processus de prise de décisions consensuelles, attention particulière à « l’harmonie entre les moyens et les buts »). Néanmoins, la revendication par les féministes d’une « politique de la vie quotidienne » semble avoir été fétichisée dans les systèmes formels de procédures qui gouvernent les réunions dans la sphère publique. Si certains aspects procéduraux du féminisme ont été institutionnalisés, les relations entre les sexes demeurent de l’ordre du privé et ne sont pas remis en question.

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